Critiques cinéma
Le Rêve Américain, c’est typiquement le genre de biopic dont tu crois connaître la recette par cœur : deux mecs partent de zéro, prennent des murs (parfois littéralement), se relèvent, musique qui gonfle le torse, et hop… carton final “inspiré d’une histoire vraie” qui te donne envie de te reprendre en main dès lundi. Sauf qu’ici, même si la trajectoire est ultra-classique, le film arrive à te choper par le col avec une énergie franchement communicative.
Le scénario, lui, coche les cases du genre, mais avec des petites punchlines et des moments de comédie qui évitent le côté sermon motivationnel. Mention spéciale à cette philosophie culinaire devenue stratégie business : “Il faut bien bouffer la glace avant le cornet” — et à la réponse logique, “bon bah on va bouffer le cornet”. On est sur un film qui t’explique l’entrepreneuriat comme une pâtisserie ratée : tu pensais que ça allait être sucré, et tu finis à croquer du carton… mais avec le sourire.
Là où le film est un peu moins à l’aise, c’est dans certains choix de narration (notamment la famille qui débarque tard, comme un personnage qui arrive au milieu d’une soirée en disant “désolé j’étais en call”). Mais il a le bon goût de ne pas réduire son message à “crois en tes rêves”. Il insiste sur un truc plus vrai : le rêve sans stratégie, c’est juste une sieste.
Et puis il y a le côté “culture basket” sans te perdre si tu n’as jamais dribblé de ta vie : quelques matchs bien mis en scène, une bande-son qui sent bon le hip-hop 90’s, et des apparitions de vrais noms (Batum, Wembanyama, etc.) qui feront plaisir aux fans — sans transformer le film en tuto NBA pour débutants.
Au final, Le Rêve Américain ne réinvente pas le biopic, mais il le fait avec chaleur, rythme, et un tandem d’acteurs qui te donne envie d’y croire (ou au moins d’appeler ton pote pour lancer un projet absurde). C’est feel-good, pas idiot, parfois un peu trop sage… mais franchement efficace.
Note : 4/5

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